culture de mort : les dérives d’une société libertaire

Culture de mort : les enjeux actuels

 

culture de mort, embryon humain en danger

La loi Taubira, un progrès ?

L’actuel débat à l’assemblée nationale de la loi Taubira sur la possibilité institutionnelle en France d’un « mariage homosexuel » est symptomatique de l’imprégnation de plus en plus grande de la culture de mort dans notre société déchristianisée.
Une analyse de fond n’est pas menée par notre gouvernement. Il s’empare de cette question en la traitant de façon affective ou bien avec l’idée que tout nouveau droit ou toute nouvelle suppression d’interdit va nécessairement dans le sens du progrès. Or, pouvons-nous systématiquement associer suppression d’un interdit avec liberté et avec progrès ? Pour cela encore faudrait-il définir ce qu’est vraiment la liberté et ce qu’est vraiment le progrès.

Liberté et progrès dans la foi chrétienne

Pour un chrétien, la liberté c’est de faire la volonté de Dieu, de suivre le Christ et ainsi de faire ce qui est bien. Le Christ nous enseigne : la vérité vous rendra libres (Jn 8,32). La liberté consiste donc dans ce cas à être fidèle à la vérité et à la défendre .
Pour un chrétien encore, le progrès c’est d’être de plus en plus configuré au Christ afin que l’homme nouveau croisse en nous et l’homme ancien disparaisse. Le but c’est le Christ « et je cours vers Lui » nous dit Saint Paul (Ph 3,14). Un chemin qui ne conduit pas au Christ, n’est pas un progrès mais une régression, ou plutôt même une voie de perdition.
Nous comprenons dès lors que la suppression d’un interdit posé par Dieu va à l’encontre de la liberté qui est de faire Sa volonté. Le péché nous empêche d’être libres, en nous tirant vers le bas. Il nous rend esclaves (Jn 8,34), attachés à un lien nous entravant et nous empêchant d’avancer vers Dieu. Le péché est une rupture d’Alliance avec Dieu, donc une rupture avec le chemin de Vie sur lequel nous marchons lorsque Nous avançons selon la Volonté divine, qui est œuvre de vie. Le péché rompt avec la vie, et il conduit à la culture de mort ou à la mort, car l’aiguillon de la mort c’est le péché (1 Co 15,56).
Par l’application de nouvelles lois et de nouveaux décrets, procédant directement de l’idée orgueilleuse selon laquelle l’homme peut progresser et devenir libre en s’éloignant de Dieu, la culture de mort a pénétré en profondeur dans les rouages de notre société et dans nos consciences. Nous observons que les lois nouvelles inventées par les gouvernements se dressent contre la dignité humaine et cherchent à légaliser le droit de tuer au nom de principes sacralisés comme : le droit de disposer librement de son corps, le droit de mourir dans la dignité, le droit de ne pas vivre si on risque d’être malade ou de manquer d’amour. Certains en viennent à croire que c’est un acte d’amour d’avorter un enfant qui risquerait de manquer d’amour. Et nous voyons ici l’aboutissement de la logique qui conduit à appeler bien le mal et mal le bien : on appelle amour la conséquence d’un manque d’amour (c’est-à-dire le refus d’accueillir l’enfant), on considère que c’est un bien pour lui que de subir la mort qui pourtant est pour lui le plus grand préjudice.

L’avortement et l’euthanasie, deux bastions de la culture de mort

La vie humaine est attaquée à son origine, avec l’avortement, et elle l’est aussi à son stade ultime, à travers le désir malsain de légitimer l’euthanasie pour les grands malades ou les personnes très âgées et dépendantes, et toujours au nom de la dignité et de l’amour. Ces deux pratiques, très répandues pour la première et en augmentation pour l’autre, sont les deux fers de lance de la culture de mort.

On nous parle de mourir dans la dignité. Or quelle façon de mourir est plus digne qu’une autre ? Le Christ, est le seul digne par nature, et il est mort en gardant toute sa dignité intrinsèque sur la croix, par contre nous l’avons fait mourir d’une façon totalement cruelle : l’indignité fut de notre côté, pas du sien. Car, il n’y a pas de plus grand amour, et de plus grande dignité que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

Homosexualité

problématique du mariage

La réalité est niée quand on dit que le partenariat homosexuel ouvre à la vie et au mariage. Nous sommes appelés en tant que catholiques et comme le rappelle le CEC (Catéchisme de l’Eglise Catholique) au §3258 à éprouver de l’empathie et à accueillir les personnes homosexuelles avec compassion et délicatesse. Ils sont nos frères et soeurs, et le Christ aussi est mort pour eux. Mais une chose est de veiller à respecter et aimer fraternellement des personnes ayant des désirs homosexuels, et qui à titre personnel ont les mêmes droits et devoirs que les autres citoyens, autre chose est de considérer que l’homosexualité peut s’inscrire dans le cadre du mariage et de la filiation.
Le CEC rappelle au §2357 que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés. Sans même entrer dans les aspects religieux, nous observons la réalité des faits. Ils empêchent l’altérité, ils s’enferment dans une impossibilité biologique de donner la vie selon la loi naturelle, ils offensent le corps humain en se trompant sur les finalités biologiques de celui-ci. Le projet de loi actuel débouche nécessairement sur l’utilisation de la PMA, ce qui pose des problèmes éthiques majeurs et non résolus à ce jour (congélation des embryons humains, utilisation des embryons non implantés comme matériaux d’expérimentation, etc.); et aussi à la gestation pour autrui qui offense la dignité humaine, et constitue une marchandisation des corps et ici celui de la femme. Un enfant n’est pas un droit mais un sujet de droit, et le corps humain est sacré, il est le temple de l’esprit saint (1 Co 6,19). L’idée que l’invention humaine du partenariat homosexuel puisse devenir un mariage n’a pas de justification ni spirituellement, ni moralement, ni philosophiquement, ni même scientifiquement.
Dieu a pensé le mariage dès la création du monde selon son dessein d’amour et suivant des règles précises, à savoir entre un homme et une femme, assorti aussi d’exigences pour chacun des conjoints (cf CEC §1601 à 1654). Les êtres humains ne peuvent redéfinir à leur convenance le mariage.
Saint Paul, qui été touché en profondeur par le Christ et qui était vraisemblablement en colloque permanent avec Lui a sévèrement condamné les actes d’homosexualité (1 Rm 24-32). En aidant les personnes ayant des attirances homosexuelles à ne pas entrer dans la tentation de leurs désirs, nous les aidons aussi à accomplir la volonté de Dieu, et nous travaillons pour le salut de leur âme. Jésus les regarde avec miséricorde et veux les sauver, elles comme tous les êtres humains. Car, l’homme ne se réduit pas aux actes qu’il pose. Il a une dignité intrinséque, Dieu a un dessein d’amour et de salut pour lui. Mais, il n’y a pas d’Amour sans justice.

théorie du « gender », dernière nouveauté de la culture de mort

La théorie du genre et son corollaire, la rupture entre l’identité sociale et l’ identité sexuelle réelle, cherche à accréditer, pour chacun d’entre nous, le refus d’assumer la réalité de notre propre biologie et de notre propre nature, au nom de la liberté. Les différences homme-femme existent, déjà au niveau chomosomique, et  toutes les cellules du corps humain sont marquées ainsi par cette identité sexuelle. Ces différences se répercutent alors sur les organes et les grands systèmes du corps humain. Elles marquent toute notre  biologie. L’homme et la femme sont complémentaires d’un point de vue biologique, affectif, intellectuel et même spirituel, la vie mystique féminine est différente de la vie mystique masculine, mais non pas moins belle. L’âme aussi est marquée par l’identité féminine ou masculine. L’union du couple homme-femme, dans l’altérité, est l’empreinte de la loi première qui prévaut dans la vie intra-divine : l’unité parfaite dans la distinction absolue des personnes divines.
S’il n’y a pas d’altérité, il n’y a pas de principe d’unité qui peut émerger. Il n’y a donc pas de tension d’amour qui donne la vie. La non altérité conduit à la non vie et donc à la mort. Plus grave, en niant l’identité sexuelle, on anonymise l’être humain, ce qui le deshumanise finalement. Deshumaniser l’homme en niant ce qui le caractérise, c’est une façon de le chosifier et de le nier lui-même, cela procède de la négation de son existence et s’inscrit là aussi dans la pensée nihiliste et la culture de mort.

Sortir de la culture de mort

Pour sortir de la culture de mort, il convient de regarder la réalité telle qu’elle est et de reconnaître la nature des êtres et leurs attributs. Reconnaître que l’embryon est humain dès sa conception, reconnaître que le grand malade aussi est humain et a le droit à l’amour et à la vie, reconnaître que la vie et l’union ne sont possibles que dans l’altérité du couple homme-femme. Finalement, seule l’allégeance à la vérité nous permet de sortir de la culture de mort. Et cela fait de nous des hommes vraiment libres.


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