mariage homosexuel : des problèmes réels

 Mariage homosexuel: des problèmes réels

Altérité et relation

Dans la foi chrétienne, nous croyons en un Dieu Un et trinitaire. La Trinité de Dieu correspond à des relations qui existent éternellement en lui et dans lesquelles Il vit pleinement. Il y a relations en Dieu, car il y a altérité. Sans altérité, ni échange, ni relation. Ces relations, sont la vie même de Dieu, puisqu’à travers elles, il se donne totatlement, il donne tout ce qu’Il est substantiellement. L’altérité pleinement vécue permet à la vie relationnelle de se déployer. Il n’y a pas de relation dans l’unicité mais dans la pluralité.

Dieu est Créateur, et il nous a créé à son image. Chaque chose est marquée par l’empreinte de la Trinité car a été créée par la Sainte Trinité tout entière. L’être humain plus particulièrement est à l’image de Dieu, et il est écrit « homme et femme » il les créa. Cette différenciation homme/femme est la première au sein de l’humanité qui soit indiquée dans la Bible. Les autres différenciations décritent avant celle-ci concernent l’homme et les animaux, les plantes, les espèces, les astres, les luminaires. Donc cette différentiation sexuelle est la plus primordiale dans l’humanité.

Puisque en Lui-même Dieu vit dans ses relations entre personnes divines parfaitement distinctes entre elles, et que l’être humain est à l’image de Dieu, alors la vie humaine parvient au sein de l’humanité à son apogée dans la relation entre ce qui est le plus parfaitement distinct, à savoir l’homme et la femme. Et ceci est tellement vrai, que la procréation n’existe qu’en cette relation-là et en nulle autre. Et au-delà de l’humanité, l’être humain reçoit la plénitude de vie, c’est-à-dire la vie éternelle de Dieu, le tout-Autre. Et il ne la reçoit que s’il n’a pas péché et ne s’est pas détourné de Dieu, s’il n’a pas rompu la relation d’Amour que Dieu a établi avec lui. Donc, en premier, l’homme vit l’amour le plus parfait et la vie éternelle dans une relation parfaite d’Agapé avec Dieu qui est le Tout-Autre pour lui, une altérité totale. Et en second il vit le plus grand amour humain, dans la relation conjugale homme-femme, celle qui unit les identités les plus différentes de l’humanité.

La plus grande altérité au sein de l’humanité est celle entre l’homme et la femme. Précisément au sein de cette altérité jaillit la fécondité permettant à la vie humaine de se perpétuer. Cette altérité n’est pas seulement biologique. La complémentarité homme-femme existe à tous les niveaux : elle est corporelle, mais aussi psychique, affective, sentimentale, morale et même spirituelle. Elle est bien sûr, plus clairement visible au niveau sexuel, c’est l’arbre qui cache la forêt.

Cette altérité complémentaire ne place pas l’homme au-dessus de la femme ni la femme au-dessus de l’homme. Ils partagent une même dignité humaine intrinsèque, des mêmes droits et des mêmes devoirs. Il sont aimés autant de Dieu, en tant que fils et fille de Dieu. Nous percevons ce positionnement identique devant Dieu – je n’emploie volontairement pas le mot d’égalité, car je crois que seules des variables mathématiques sont égales, et les humains sont beaucoup plus que des variables mathématiques – dans le fait qu’il existe sur terre autant d’hommes que de femmes. C’est une relation un pour un. L’être humain est naturellement attiré par son complémentaire. C’est la loi de l’altérité qui fait que deux personnes réellement distinctes mais de même essence s’attirent amoureusement l’une l’autre. L’altérité n’existe pleinement qu’en l’absence de confusions possibles. C’est le cas entre un homme et une femme, il n’y a aucune confusion possible.

Dans ce ce cadre-là, la tentation homosexuelle, attirance vers une autre personne de même identité sexuelle, vient empêcher une vraie relation dans l’altérité. La personne sujette à cette tentation cherche une autre elle-même, et donc une vraie relation à l’autre ne s’édifie pas, car la dynamique relationnelle est stoppée et retombe immédiatement sur elle-même. Et puisque la vie se déploie dans des relations de vraie altérité, la tentation homosexuelle empêche vraiment ce déploiement de vie.

Confusion identitaire

La tentation homosexuelle naît de la difficulté à percevoir ou à vivre son identité sexuelle réelle ainsi que la différenciation sexuelle. Cette confusion qui est liée à une perception éloignée de la réalité empêche de manifester la vérité de l’altérité. Elle empêche donc une vraie et profonde relation qui se déploie dans une vraie altérité, et par conséquence empêche la vie. La confusion inocule la mort, la différenciation est germe de vie.

Il ne faut pas pour autant confondre un comportement dit efféminé pour les hommes ou garçon-manqué pour les femmes avec le choix de la pratique homosexuelle. Il n’y a pas d’immoralité pour un homme à être humble, sensible, tendre ou délicat, tant que cela n’interfère pas avec la sexualité car dans ce cas, il s’agit d’attitudes de l’ordre de l’Agapè. Il n’y a pas d’immoralité non plus pour une femme de donner le sentiment de fermeté, ou de « virilité ». Cela peut être le signe d’une certaine force de caractère qui n’est pas condamnable si elle est conforme à la justice et à la vérité.

Une personne ayant des tentations voire des pratiques homosexuelles ne se réduit pas à cette question d’homosexualité. Elle est immensément plus que cela. Et surtout, sauf quelques cas très particuliers, elle n’a pas non plus fait ce choix. Elle le vit tant bien que mal, et si elle est responsable, elle cherche une autre forme de fécondité que la procréation, comme par exemple la production artistique. Le But de l’être humain n’est pas l’assouvissement sexuel, mais l’homme spirituel vivant au paradis. C’est l’homme nouveau configuré au Christ. Et au paradis, la question de la sexualité ne se posera même plus.

Inversement, le comportement sexuel humain ne se limite pas au domaine seulement biologique. Il engage l’être humain dans sa totalité car tout en lui est uni : corps, âme, esprit. C’est d’ailleurs pourquoi les personnes vivant dans un partenariat homosexuel (l’expression mariage homosexuel n’a pas de sens) disent qu’elles éprouvent de l’amour l’une pour l’autre, qui n’est pas seulement d’ordre sexuel, et qu’elles se sentent capables d’aimer et d’élever un enfant. Je pense que nous pouvons entendre cette affirmation qui n’est pas une invention de leur part, mais la description de ce qu’elles ressentent vraiment. Pour autant les problèmes demeurent :

  • Elles peuvent légitimement éprouver un amour d’amitié ou s’aimer comme des frères ou des soeurs
  • Mais lorsqu’elles cherchent à sexualiser cet amour, elles projettent sur le partenaire une image d’altérité qui n’est pas réelle, qui est une illusion de substitution.  Et la relation sexuelle naturelle n’est possible que dans la vraie altérité sexuelle, parce que la finalité essentielle de la sexualité c’est le don en amour pour donner la vie. Et la vie naît dans la tension d’altérité. Le corps humain, lui-même n’est pas fait pour le rapport homosexuel. Ce type de rapport manipule le corps et ses organes de façon inappropriée.
  • Une personne ayant des tentations homosexuelles est capable d’aimer et d’éduquer un enfant, tout autant qu’une personne n’ayant pas ce type de tentation, tant qu’elle respecte pleinement les droits et la dignité de l’enfant. Il n’y a généralement pas de corrélation entre le fait d’avoir des tentations homosexuelles et de pouvoir éduquer un enfant. Mais, quand cela se produit au sein d’un partenariat homosexuel, cela pose des préjudices qui peuvent être très graves  :
    • Par exemple, chez quelques personnes (ce cas est minoritaire) la tentation homosexuelle se porte préférentiellement sur de jeunes adultes voire des adolescents. Cette tentation homosexuelle ephébophile peut parfois se transformer en vraie tentation pédophile. On retrouve la même chose, dans une moindre fréquence, parfois chez les personnes hétérosexuelles. Il y a dans ces cas-là une incapacité réelle pour l’adulte à éduquer et aimer sainement un enfant, que ces tentations soient de type homosexuelles ou hétérosexuelles. L’enfant ici est en grand danger et ses droits ne sont pas respectés.
    • Il existe des cas ou l’homosexualité est vécue comme une revendication et l’enfant est utilisé comme un objet au service de ces revendications. Récemment, aux USA, deux femmes homosexuelles vivant en partenariat, ont fait opérer leur fils qu’elles éduquaient pour lui faire enlever le penis et le transformer en fille. Cette situation porte très gravement préjudice à l’enfant. Il y a peu de temps également, une femme homosexuelle a été traduite en justice pour avoir battu à mort, le fils de son amante car il refusait de l’appeler « papa » . Donc lorsque l’homosexualité est revendiquée de façon idéologique et utilisée comme argument pour porter atteinte au corps et l’intégrité physique de l’enfant, on peut considérer que la personne homosexuelle n’a pas la capacité d’aimer et d’éduquer un enfant en respectant pleinement ses droits.
    • Une étude sociologique aux USA a montré que les adultes ayant été éduqués au sein d’un partenariat homosexuel présentaient plus de difficultés en moyenne que ceux éduqués dans une famille hétérosexuelle, qu’ils consommaient plus de drogue, voire avait été davantage victimes d’abus sexuels par leurs tuteurs homosexuels. Dans ces cas-là, il apparaît que ces personnes homosexuelles qui les ont élevés, au sein de leur partenariat, n’étaient pas capables de les éduquer et de les aimer sainement voire n’ont pas respecté leurs droits et leur dignité.

Même si des partenaires homosexuels éduquent un enfant en respectant ses droits et sa dignité, ce qui semble être majoritairement le cas, c’est-à-dire en s’efforçant de respecter pleinement l’enfant, en ne l’attouchant pas, en ne l’influençant pas dans la découverte de son identité, etc., l’enfant en question aura cependant été privé de son droit inaliénable d’être éduqué au sein d’un couple où l’altérité sexuelle est respectée. Altérité, source de vie et de fécondité, non seulement d’un point de vue biologique mais aussi psychologique, affective, sentimentale, morale et spirituelle. Cet enfant n’aura pas contrairement aux autres eu le droit de bénéficier de la fécondité et de la richesse d’un couple sexuellement différencié, c’est-à-dire d’un père et d’une mère qui s’aiment, cadre le plus parfait pour son évolution psychologique, morale et spirituelle. Un père, une mère, c’est élémentaire!

la manif pour tous

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