Jésus, Fils de Dieu ?

Jésus : Fils de Dieu ? Oui, selon les signes

Folio 109v - The Baptism of Christ

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Jésus a vraiment existé

Signes historiques de l’existence de Jésus

Avant de pouvoir proclamer Jésus Fils de Dieu, il convient déjà de répondre à cette question : Jésus a-t-il vraiment existé ? Il est toujours difficile de prouver de façon irréfutable qu’une figure historique a vraiment existé. Les historiens peuvent retrouver un grand nombre de textes, d’objets ou de traces, mais cela n’est pas totalement suffisant. Il faut avoir été un grand empereur, un grand souverain, avoir laissé un corps embaumé pour que le doute ne soit plus permis. Les corps de certains saints comme le saint curé d’Ars, saint Vincent de Paul, saint Charbel sont parfois miraculeusement restés dans un état de conservation presque parfait, et nous avons alors devant nos yeux des signes surnaturels réels et probants de l’existence dans le passé de ces saintes personnes.

Dans le cas de Jésus, nous disposons d’un certain nombre d’objets liés à son existence mais ils sont sources de controverses : le suaire de Turin, la tunique d’Argenteuil, la couronne d’épine, des fragments de la vraie Croix.

Nous disposons aussi de nombreux textes relatant sa vie et son existence. Les premiers d’entre eux retenus comme canon de l’Ecriture sont les quatre évangiles, de saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean. Ensuite les Actes des Apôtres, les épîtres et le livre de l’Apocalypse. En dehors des canons, il y a tous les écrits apocryphes datant des premiers siècles (ex : actes de Pierre, Évangile de Nicodème, évangile selon saint Thomas, etc.).

Des textes non chrétiens des premiers siècles mentionnent également Jésus. C’est le cas de Flavius Josèphe dans le passage de Antiquités (20.8.1), de Suétone, de Lucien de Samosate, ou de Cornelius Tacite.

Une autre source de poids accrédite l’existence du Christ. Elle se trouve dans le monde juif : c’est le Talmûd qui soutient l’authenticité de l’existence de Jésus, mais parle de lui d’une façon hostile comme d’un mage.

L’autre signe important de l’existence de Jésus, est la propagation de la foi chrétienne dès les premiers siècles. C’est aussi l’existence avérée de ses douze Apôtres, en particulier de Saint-Pierre, puis par la suite de saint-Paul.

Ces signes constituent un faisceau qui converge fortement vers l’authenticité de l’existence de Jésus sans en être cependant la preuve absolue. Il faut donc accepter de se laisser convaincre, pour croire pleinement en son existence.

Signes ecclésiologiques de l’existence de Jésus

L’existence de l’Eglise, cette assemblée de baptisés dans le Christ qui se maintient et poursuit sa croissance depuis 2000 ans, alors qu’elle est constamment confrontée à des forces immenses de destructions qui semblent pouvoir l’emporter à tout moment, est un signe très visible de l’existence réelle et agissante du Christ. Aujourd’hui, nous recensons 2,4 milliards de chrétiens de toute obédience de part le monde, première religion du monde, environ un tiers de l’humanité. Et nous comptons 1,3 milliards de catholiques. Pourtant les forces antichrists se sont démultipliées pour chercher à faire disparaître l’Eglise. Jamais les chrétiens n’ont été autant massacrés que de nos jours (plus de 100 000 par an) et jamais un si grand nombre de chrétiens n’a été persécuté comme aujourd’hui (150 millions par an). Pour autant l’Eglise poursuit sa croissance comme si ces énormes puissances de destruction ne pouvaient rien contre elle.

Cette assemblée immense de chrétiens, ceux qui ont vécu et ceux qui vivent aujourd’hui se comptent
en milliards et doit avoisiner les 10 milliards d’âmes. Peut-on croire raisonnablement que 10 milliards d’humains auraient suivi une illusion ?
Les sectes fondées par des gourous ne rassemblent jamais plus que quelques centaines d’adeptes et se meurent rapidement. Le témoignage unanime de cette multitude de chrétiens qui disent tous de différentes façons qu’ils ont rencontré le Christ, certains l’ont vu, d’autres expérimenté sa présence spirituelle, d’autres ont perçu son amour transfigurant leur vie, est un signe très puissant. Les chrétiens ne se contentent pas de le dire, certains vont jusqu’à mourir à cause de ce témoignage, dans ce que nous appelons le baptême dans le sang. Les martyrs des premiers chrétiens dans les arènes romaines ou encore la canonisation des 800 martyrs chrétiens décapités à Otrante en 1480 à cause de leur foi car ils ont refusé de se convertir à l’Islam en sont de poignants exemples.

Si on regarde l’immense richesse de cette assemblée de chrétiens, ses pères de l’Eglise, ses théologiens comme saint Thomas d’Aquin, saint Dominique, saint Bonaventuresaint Antoine de Padoue, et tous les autres plus récents, ses grands mystiques, ses fondateurs, ses missionnaires de la charité, ses docteurs, ses saints papes et évêques, religieux et laïcs, et aussi tous ses grands scientifiques, nous comprenons que les plus grands génies de l’humanité ont eux-mêmes non seulement cru en l’existence réelle de Jésus mais aussi qu’Il est vrai Fils de Dieu, et cela les a inspiré dans leurs œuvres et leurs travail personnel. C’est un signe qui ne trompe pas.

Voici quelques noms, et la liste est loin d’être exhaustive de scientifiques chrétiens : Fibonacci (Leonardo de Pise), 1170? -1246?. Léonard de Vinci, 1452-1519. Nicolas Copernic, 1473-1543 (chanoine). Tycho Brahe, 1564-1601. Galileo Galilée, 1564 -1642. Johannes Kepler, 1571 – 1630. René Descartes, 1596 – 1650. Francesco Grimaldi, 1618-1663. Blaise Pascal, 1623 – 1662. Georges Cuvier, 1769-1832 (père de la Paléontologie). Joseph Fourier, 1769-1821 (moine). André-Marie Ampère, 1775 – 1836. Augustin-Louis Cauchy, 1789 – 1857., Louis Pasteur, 1822 – 1895. Johann Gregor Mendel (1822- 1884), moine catholique, père fondateur de la génétique. Thomas Edison, 1847–1931. Max Planck, 1858 – 1947. Guglielmo Marconi, 1874 – 1937. Niels Bohr, 1885-1962. Georges Lemaître, 1894-1966 (prêtre ayant théorisé l’expansion de l’univers). Louis de Broglie, 1892 – 1987. Louis Leprince-Ringuet, 1901 – 2000. Jérôme Lejeune, 1926 – 1994 (découvreur de la Trisomie 21 et dont le procès en béatification est ouvert). Pour plus de détails voir l’article quelques grands scientifiques chrétiens.

Signes spirituels de l’existence de Jésus

Nous rencontrons souvent des personnes qui témoignent avoir radicalement changé leur façon de vivre et leur comportement après avoir spirituellement rencontré Jésus. Des délinquants sont devenus honnêtes, des violents sont devenus doux, des voleurs ont arrêté de voler, des fumeurs arrêté de fumer, des obsédés sexuels sont devenus chastes, des médisants se sont mis à tenir leurs langues, des athées sont devenus de fervents croyants (ex saint Paul, saint Augustin, saint François d’Assisie, Charles Peguy, Jacques Fesh en France, la politicienne Georgina Dufoix, Claude Newmann aux USA, Michel Delpech, etc.). Ces changements sont beaucoup plus profonds que tout ce que des thérapies psychiatriques pourraient obtenir. Nous sommes confrontés ici à des phénomènes non compréhensibles par les sciences humaines, des changements profonds de l’être humain qui sont chacun en eux-mêmes des miracles dépassant les schémas de ce monde et ouvrant notre regard à une dimension surnaturelle, aux réalités d’en-haut. Ces nombreux témoignages crédibilisent le dogme de Jésus, vrai homme et vrai Fils de Dieu.

Signes mystiques de l’existence de Jésus

Depuis que le christianisme existe, de nombreux croyants prétendent avoir vu Jésus au cours de leur vie et jusqu’à aujourd’hui encore. Des millions de chrétiens et des milliers de musulmans convertis au christianisme témoignent qu’ils ont vu Jésus en vision ou même que Jésus leur est apparu vivant et glorieux devant eux. Certains même ont bénéficié d’apparitions de Jésus lors du Hajj, leur pèlerinage à la Mecque, provoquant leur conversion. Les plus grands mystiques expliquent le cheminement spirituel de l’âme quand elle est travaillée par l’esprit de Jésus, ou l’Esprit-Saint. Leurs témoignages différents sur la forme est identique sur le fond. Ils parlent tous de la purification de l’âme, de la nuit spirituelle, de sa sanctification et de l’union spirituelle dans une forme d’extase avec la Personne du Christ. Certains ont vu le Christ rayonnant dans une Gloire Divine, tel qu’on le représente par exemple sur les tympans des églises romanes, sous l’aspect du Christ Pantocrator. Ces témoignages de foi de personnes qui ont vu Jésus rayonnant d’une gloire céleste, nous confirment et nous renforcent dans la foi en Jésus vrai Fils de Dieu.

Signes surnaturels de l’existence de Jésus

La vie de Jésus était disent les évangiles une suite ininterrompue de miracles dont les plus grands furent sa Résurrection dans un Corps Glorieux et son Ascension. Les évangiles relatent les nombreuses guérisons de malades, expulsions de démons, voire quelques cas de résurrections de morts (la fille de Jaïre, le fils de la veuve de Naïm, Lazare). Or depuis toujours et aujourd’hui encore de façon répandue, de nombreuses personnes témoignent avoir été guéries grâce à  Jésus, et il existe même des cas au cours des siècles et de nos jours encore de résurrections de morts toujours grâce à Jésus. Ces guérisons miraculeuses, sont parfois attestées médicalement, lorsque des équipes médicales se penchent sur ces cas et les déclarent inexplicables par la science humaine, comme à Lourdes.

A titre personnel, j’ai été témoin de plusieurs guérisons et faits miraculeux dans ma famille ou dans des connaissances grâce à Jésus : une personne sortie d’un long coma dès que des chrétiens ont prié pour elle au nom de Jésus, une personne âgée de ma belle-famille atteinte d’un cancer au stade terminal et avec un pronostic vital de mort imminente : un groupe de prière a prié Jésus pour elle et en une semaine toutes ses tumeurs et ses métastases ont disparues, une autre personne de ma belle-famille atteinte d’hémorragie utérine incessante guérie instantanément par la confession et par l’imposition des mains d’un prêtre catholique. En ce qui me concerne, Jésus m’a guéri de nombreuses fois grâce à la prière d’amis ou par des saintes messes. J’ai été guéri d’un problème d’infertilité masculine, le Seigneur m’a donné un garçon naturellement et les médecins ont prétendu à mon épouse fidèle et pure que je ne pouvais pas être le père, et elle les a fortement réprimandés. J’ai été guéri de la grippe H1N1, j’ai été guéri deux fois de façon immédiate par la sainte messe de crises d’extra-systoles. Au nom de Jésus et de façon immédiate j’ai été guéri d’une violente migraine, ainsi que d’un problème à la gorge. Enfin, à 8 mois de grossesse (celle de mon fils par Procréation miraculeusement assistée), mon épouse a attrapé une infection virale et sa température est montée à 44 C°. Hospitalisée d’urgence un dimanche matin, je me suis trouvé pendant une heure seul avec elle dans sa chambre, car il n’y avait pas de médecins ni d’infirmières de disponibles. Elle fut placée sous monitoring. Le foetus soumis à cette forte température était en souffrance, et par trois fois son cœur s’est arrêté de battre, et il n’y avait pas de médecins aux alentours. Alors par trois fois j’ai dit à Jésus cette prière : Seigneur, je ne crois pas à ce que me dit cette machine (à savoir que le cœur ne bat plus et que le bébé est mort) mais je crois en ta promesse (ce bébé me fut donné miraculeusement alors que j’avais des problèmes de stérilité), et à chaque fois le cœur est reparti. Le lendemain, il naissait par césarienne et les choses sont rentrées dans l’ordre progressivement. Ces exemples de miracles sont en réalité très nombreux. Chaque année, des millions de guérisons miraculeuses sont opérées auprès de ceux qui prient Jésus, et certains sanctuaires sont des lieux de guérisons continuelles (Lourdes, Gallinaro, saint-Nicolas des champs à Paris, Paray-le-Monial, Dozulé, etc.) . Il s’agit là d’autant de signes de l’existence réelle de Jésus, de son œuvre de salut au milieu de nous, et d’une puissance divine agissante à travers son intervention. Là encore, ces signes incessants confirment le dogme de Jésus-Christ, vrai Fils de Dieu.

Jésus est un homme doté de charismes exceptionnels

Continuons, cette réflexion sur la Personne de Jésus. Pour cela, appuyons-nous essentiellement les Saintes Écritures. De ce fait, pour aller plus loin sur ce chemin, il est nécessaire de croire en la véracité de celles-ci.

Nous l’avons déjà abordé, non seulement les signes de l’existence réelle de Jésus abondent, mais les signes de ses charismes exceptionnels surabondent :

  • Il guérit toute forme de maladies (c’est vrai encore de nos jours).
  • Il ressuscite les morts, comme le fils de la veuve de Naïm par cette simple parole « Jeune homme, je te le dis, lève-toi. » (Lc 7,14) ou la fille du chef de synagogue Jaïre par cette simple parole « Talitha koum », Fillette, je te le dis, lève-toi! (Mc 5,41), ou encore Lazare par cette ordre « Lazare, sort! » (Jn 11,43). Aujourd’hui encore des morts ressuscitent au nom de Jésus.
  • Il redonne espoir aux plus désespérés (c’est vrai encore de nos jours)
  • Il maîtrise les forces de la nature
  • Il parle avec une autorité naturelle, comme si la connaissance et la sagesse lui était propre; à 12 ans, il peut disputer avec les plus grands théologiens de son temps
  • Il n’a pas peur
  • Il pardonne sans cesse
  • Il peut vivre un jeûne complet de 40 jours
  • Il dort dans la barque au milieu de la tempête
  • Il multiplie la nourriture (c’est vrai encore de nos jours)
  • Il maintient en vie pendant des décennies des personnes qui ne mangent pas (c’est vrai de nos jours, exemple : Marthes Robin)
  • Il lit dans les pensées et les âmes (vrai aujourd’hui: certains saints ont eu ce charisme)

Ces charismes sont nombreux et exceptionnels mais en plus, Jésus les a en lui comme de façon inhérente, et non comme un simple prophète qui n’a rien par lui-même et les reçoit du Dieu Transcendant. Ses contemporains étaient d’ailleurs frappés d’étonnement de cette puissance intrinsèque :

Saisis d’étonnement, les hommes se dirent alors: « Quel est celui-ci, que même les vents et la mer lui obéissent? (Mt 8,27)

La frayeur les saisit tous, et ils se disaient les uns aux autres: « Quelle est cette parole? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs et ils sortent! (Lc 4,36)

Nous observons-là un homme dotés d’une puissance inhérente extraordinaire, d’une autorité supérieure à tous les docteurs et les scribes, de capacités naturelles à opérer de nombreux miracles. Cette observation continue à accréditer le dogme de Jésus-Christ vrai Fils de Dieu et à nous confirmer et nous conforter dans cette foi-là.

Jésus est un prophète

En Israël, le terme que nous avons traduit par prophète est nabiy, qui veut dire inspiré. Les inspirations étant dans ce cas d’origine surnaturelle : c’est l’Esprit de Dieu qui imprègne et parle à l’esprit humain du nabi et le pousse à parler. Il ne s’agit pas d’une volonté humaine ni même de paroles venant de l’intelligence ou de l’imagination humaine. Nous comprenons cela lorsque nous lisons les versets de Jérémie. Le prophète déclare qu’il est incapable de parler, mais le Seigneur lui dit : Voici que j’ai placé mes paroles en ta bouche (Jr 1,9). Et lorsque, humainement, il se sent fatigué, qu’il ne veut plus s’occuper des choses du Seigneur car cela le brûle trop intérieurement, une force qui le dépasse le conduit à revenir à sa mission prophétique : Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son Nom; mais c’était en mon cœur comme un feu dévorant, enfermé dans mes os. Je m’épuisais à le contenir, mais je n’ai pas pu (Jr 20,9).

Jésus parlait en permanence comme un inspiré. Il est écrit : « Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, que les foules étaient frappées de son enseignement ([Mt 22. 33]; [Mc 1. 22]; [Lc 2. 47]);car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes» (Mt 7,28-29). Il avait une capacité naturelle à apporter un enseignement supérieur à ceux des docteurs de la loi et des théologiens de l’époque. Même à l’âge de 12 ans, sa connaissance lui permettait de disputer ouvertement avec eux : ses parents le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant; et tous ceux qui l’entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses (Lc 2,46-47).

Sur sa qualité de prophète, il s’est lui-même reconnu comme tel lorsqu’il déclara qu’un prophète est méprisé dans sa patrie et sa maison ( Mt 13,57 ; Mc 6,4; Lc 4,24; Jn 4,44). En effet, dans sa patrie, peu de personnes n’attachaient d’importance à son enseignement, et il ne fit là que peu de miracles. Cette parole fut d’ailleurs prophétique puisque aujourd’hui même le peuple juif ne reconnaît pas Jésus ni en tant que Messie ni en tant que prophète, alors qu’il vient de ce peuple, et que le judaïsme fut sa propre maison et Israël sa patrie.

Jésus fut aussi reconnu comme prophète parmi ses disciples parmi la foule (Mt 16,14 ; Mt 21,11 ; Lc 24,19 ; )

Enfin Jésus fut également prophète au sens grec du terme (προφήτης [profétès]), car il a prophétisé sur l’avenir, en particulier la chute du temple dont il ne resterait pas pierre sur pierre. (prophétie réalisée en 70 ap JC). Il ne parlait pas seulement du temple, car il a dit : « Vous voyez tout cela, n’est-ce pas? En vérité je vous le dis, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit jetée bas.» (Mt 24,1). Or, nous savons que non seulement le Temple fut détruit, mais tout Jérusalem fut brûlé et ses habitants chassés. Jésus parlait aussi de tout ce que l’homme a bâti sur la terre, le Temple étant le symbole des édifications humaines, des idéologies humaines et des empires humains. Jésus a rappelé que tout cela serait irrémédiablement détruit. Et c’est ce que nous constatons depuis 2000 ans, tous les empires purement humains tôt ou tard finissent par disparaître (empire romain, empire carolingien, empire ottoman, empire des croisés, empire britannique, empire napoléonien, empire Nazi, URSS, les différents califats, et prochainement l’union européenne, l’empire mondialiste, l’empire islamiste, l’empire hédoniste et nihiliste, etc.)

Jésus a prophétisé sur l’apostasie à la fin des temps (prophéties se réalisant actuellement dans les pays anciennement chrétiens). Il a annoncé, à l’encontre de ce que pensaient ses apôtres, sa mort, sa résurrection le troisième jour, l’envoi du Paraclet (Esprit Saint), la persécution et la haine contre les chrétiens, le martyre de Simon-de Pierre (Jn 13,36;Jn 21,18) ou encore la longévité de Jean (Jn 21,22).

Dieu peut-il être un Fils ?

Avant de nous interroger sur la nature divine du Christ et de discerner s’il est vraiment le Fils de Dieu, il convient de nous demander s’il est possible que Dieu soit Fils, comme l’affirme la foi chrétienne dans le dogme de la Sainte Trinité : Dieu est à la fois Père, Fils et Saint-Esprit.
Certains disent que Dieu étant suffisant, il n’a pas besoin de fils, et en cela ils ont raison. En effet, si Dieu avait cherché à avoir un fils par besoin ou parce qu’ il le désirait, cela signifierait qu’Il ne serait pas suffisant ou que sa Joie en lui ne serait pas parfaite. Donc, dans ce cas Dieu serait imparfait, et ne serait pas Dieu. D’autres ajoutent que Dieu ne peut avoir enfanté un fils avec une femme mortelle sur la terre. En cela, ils ont raison, Dieu pur Esprit n’a pas de relations charnelle avec une mortelle. Ces visions anthropomorphiques de Dieu se retrouvent seulement dans les mythologies païennes, par exemple grecque ou Egyptienne.

Dieu est Vivant, donc est animé de façon divine par des processus de vie en Lui. Il nous a créés, donc il y a en Lui cette force de création qui donne la Vie. Tout ce que Dieu fait dans la Création, n’est pas nouveauté par rapport à lui-même car Dieu ne change pas : c’est une conséquence au niveau du créé de ce qu’Il vit en lui-même de façon divine. Si en Lui-même, il n’avait pas la capacité de donner sa vie, il n’aurait pas la capacité de le faire pour nous non plus, car où trouverait-il soudainement cette capacité ? Ainsi, puisque Dieu nous a créé, il y a en lui un processus réel et divin de don de vie.

Le don en Dieu est parfait. Il donne en Lui à sa mesure c’est-à-dire de façon parfaite et totale. Il se donne totalement. Donc, il se reçoit totalement. S’il ne se recevait pas totalement, son don serait une perte,  et Dieu se perdrait, ce qui n’est pas le cas puisqu’Il est immuable et éternel. Et Il se donne à Lui-même, car c’est un processus interne en Lui, mais aussi car nul autre que Lui-même n’a la capacité de tout recevoir de Dieu. Il y a donc en Lui, le processus de celui qui donne et simultanément de celui qui reçoit. Processus divins et absolus. On peut aussi les appeler, principe de Celui qui est Origine de tout et de Celui qui est Finalité de tout. En Lui, tout est Un, Origine et Finalité sont un même Être. L’Origine est une avec la Finalité, elles se réfèrent parfaitement et totalement l’une à l’autre. Origine et Finalité peuvent aussi être appelés Alpha et Oméga, ou encore Paternité et Filiation. Dieu est Être en acte. Donc en Dieu, Paternité et Père signifie la même chose car le Père divin vit parfaitement toute forme de paternité, et  en Lui Fils et filiation signifient la même chose car le Fils divin vit parfaitement toute forme de filiation. Nous en arrivons ainsi à cette nécessité que Dieu est Père et Fils. Donc Dieu est vraiment Fils. Et le Père et le Fils forment un unique principe du Don, et ce Don s’appelle l’Esprit-Saint de Dieu. Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit.

Jésus est vraiment le Fils de Dieu

Jésus en tant qu’homme est un enfant de Dieu. Donc, si nous ne croyons pas qu’Il est le Fils de Dieu en tant que tel, nous pouvons au moins croire qu’il est un fils de Dieu. Nous sommes tous fils et filles de Dieu car Dieu est notre Créateur. Or une vraie relation filiale est une relation d’Amour. Donc,  être vraiment enfants de Dieu, dépasse le seul fait déjà miraculeux qu’Il nous ait créés : nous ne pouvons porter dignement ce titre que si dans notre vie, nous nous conformons à Sa Volonté, et Nous vivons comme Il le désire. Au sein de l’humanité, la vraie relation père-fils ne se limite pas à l’héritage biologique. Cette relation parvient à sa complétude, lorsque le fils honore son père, lorsqu’il accueille les enseignements de son père, lorsqu’il intègre son éducation, et lorsqu’il reconnaît son père aussi comme son tuteur, son éducateur, celui qui lui a tout donné, celui qui l’aime, et pas seulement comme son procréateur.

Christ Pantocrator Cefalu

Il en va de même par analogie avec notre Créateur. Nous ne pouvons être vraiment appelés fils seulement parce-que nous reconnaissons qu’Il nous a créés. Les démons et les âmes damnées savent parfaitement que Dieu les a créés à l’origine (bons).  Pour être vraiment ses enfants, Il nous est nécessaire d’entrer de tout cœur dans l’espérance, et croire en Lui. Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, seuls comptent comme postérité les enfants de la promesse (Rm 9,8).  Il  faut en plus de reconnaître et d’admettre qu’Il est notre Créateur, nous conformer à sa  vie même et à ce qu’il nous demande : à ceci sont reconnaissables les enfants de Dieu et les enfants du diable: quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, ni celui qui n’aime pas son frère.(1 Jn 3,10).  Être enfants de Dieu,  c’est aimer selon le commandement de Dieu, qui est une incitation à aimer spirituellement et fraternellement, car la vie de même de Dieu c’est l’Agapè et le don total de Lui-même.  Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu à ce que nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements (1 Jn 5,1).

Jésus a toute sa vie aimé son prochain. Sans cesse, il guérissait, prodiguait des soins, multipliait la nourriture, se préoccupait des plus faibles et des plus rejetés de la société (les lépreux par exemple). Il a enseigné à aimer nos frères. Mais surtout, il a mis cet enseignement en pratique, et finalement a été condamné à mort à cause de cela. L’amour du prochain est difficile à vivre, voire même l’amour est rejeté à cause de l’orgueil et des égoïsmes humains. Jésus est venu rendre témoignage à la vérité, montrant aussi que vérité et miséricorde sont indissociables. Ces paroles invitant à aimer et à chercher la vérité ont été considérées comme insupportables par les hommes. Aussi l’ont-ils mis à mort. Donner toute sa vie pour la cause de la vérité et de l’amour, n’est-ce pas cela être vraiment enfant de Dieu ? C’est ce qu’a fait Jésus. Il mérite donc bien ce titre d’être un fils de Dieu, plus que tous les hommes, car personne n’a guéri, soigné, réconforté, enseigné l’amour, le pardon et la vérité, et ne s’est donné autant que lui. C’est le signe qu’il est plus fils de Dieu que nous.

La  perfection filiale de Jésus fait-elle pour autant de lui le Fils naturel de Dieu ? Il l’est par excellence, mais l’est-il par nature ? Certains signes et paroles le confirment. Ainsi Jean le Baptiste l’appelle l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde (1 Jn 1,29), Nathanaël le reconnaît comme Fils de Dieu (Jn 1,49), ainsi que Marthe (Jn 11,27), Simon-Pierre (Mt 16,16; Jn 6. 69; Mc 8. 29; Lc 12. 1; Jn 11. 27). L’archange Gabriel, porteur des nouvelles essentielles pour l’humanité le déclare également Fils du Très-Haut (Lc 1,32) et prophétise qu’ils sera appelé Fils de Dieu (Lc 1,35), prophétie réalisée depuis. Les démons eux-mêmes se prosternent devant lui le déclarant Fils de Dieu (Mc 3,11; Lc 4,41). Enfin la vérité venant de Dieu lui-même, c’est Lui, Dieu le Père, qui nous le révèle ouvertement à son baptême (Mt 3,17; 17,5;) et lors de sa transfiguration au mon Tabor où sa nature divine fut manifestée par le signe de la lumière éclatante aux yeux de ses Apôtres Pierre, Jacques, et Jean (Mc 9,7). Enfin Jésus lui-même l’a affirmé (Mc  14,62;  Lc 22,70;  Jn 4,26).

Ajoutons que Jésus était perçu par ses apôtres comme un Maître agissant avec une autorité propre et dominant les forces de la nature. Puisqu’il faisait toute la Volonté de Dieu de façon naturelle, c’est un signe supplémentaire que cette volonté divine était comme intérieure à lui-même. Elle était en lui, comme inhérente à sa nature. Ce signe fut particulièrement visible lors de sa Transfiguration, sa Résurrection et son Ascension.

Ces signes, ces manifestations, ces théophanies, ces témoignages, ces paroles de de Dieu le Père, ces affirmations personnelles du Christ, convergent tous fortement vers une seule affirmation : Jésus est vraiment le Fils de Dieu. Cette affirmation est basée sur un socle solide et sur l’abondance des signes, et non pas sur de la fumée et des illusions. Il faudra encore un acte de foi emprunt d’humilité pour accepter de prendre Jésus comme maître et Seigneur. Et une vraie rencontre personnelle avec le Fils de l’homme ressuscité dans la Gloire en sera l’événement déclencheur. Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.  (1 Jn 4,15).
Oui, celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu sera sauvé. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné (Mc 16,16).

Ensuite, celui qui veut aller plus loin dans la contemplation de la Personne de Jésus Christ, pourra méditer sur le mystère de son Incarnation, de son union hypostatique (sa condition humaine parfaitement assumée et sa condition divine, sans mélange, sans confusion, mais totalement unie), son enseignement, le salut qu’il nous offre. Cette contemplation de la personne du Christ, vraiment homme et vraiment Dieu, ouvre l’infini devant nos yeux.


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Jésus, Fils de Dieu ? — 5 commentaires

  1. quelle plus belle guerison que de redonner le salut aux âmes? rendre la vue à celui qui etait perdu? redonner de l’amour pur dans le coeur de ceux qui souffre? redonner la chair de son coeur malgres les souffrances et redonner la voix du doux jesus dans l’oreille qui se faisait sourde? En vérité, dieu n’a rien a prouvé! La science tente à prouver, alors que la beauté de l’agneau le redonne en joie pour le salut des âmes!!! qui n’est que sa gloire, sa vie, son chemin, sa victoire et sa sainte vérité eternelle! ….J’ai bien lu vos articles, qui sont pleins de douceurs et de sainte verité….et que faites vous don de la sainte messe: la sainte eucharistie? doux jesus est toujours présent en l’eucharistie. prier pour les âmes des vivants, mais aussi prier pour les âmes du purgatoire!prier dieu pour sa guerison est bon, mais prier aussi les âmes douces qui ne peuvent plus aller au paradis et qui brulent par amour pour lui au purgatoire en joie. ne pas avoir peur de dieu est certe louange et sa gloire, en tout bien : honneur à dieu seul! mais son fils est toujours present sur l’autel! Justement. Plus l’on est eprouvé à s’egarer de la sainte messe….plus on se rapproche de la vérité. doux jesus est toujours dans le tabernacle meme dans ces edifices! croyez vous que le bon dieu aurait permis la construction de babylone sans y laisser celui qui purifie tout? et comme la fait comprendre la sainte vierge à garabandal, il faut prendre le corp du christ, bel agneau, dans la bouche, par le pretre….quelle nourriture! pour le corp , le coeur et l’esprit! si doux, si bon. croire en soi, confiance en soi oui, tabernacle du coeur, mais toujours bien present sur l’autel! oui!oui!oui! même si ces eglises sont souillées comme nos mains, le plus grand pecher serait de fermer la porte à celui qui chaque jours que dieu fait revie comme l’eau vive par ses pretres en son saint sacrifice d’amour pur pour nous tous. la sainte eucharistie purifie. prier est bon et doux au coeur de dieu, meme à l’exterieur, mais justement la parousie serait de nous croire trop fort sans cette sainte messe! Comme saint Padre Pio , sainte Marthe Robin nous l’avaient fait comprendre en leur temps. Il est temps, comme il a toujours été temps! Et c’est ce que satan veut nous faire fuir……….prendre l’agneau! seulement entre les mains du pretre. Pas par des fideles. chacun son sacerdoce, chacun oeuvre comme il l’entend afin de donner amour de jesus christ pour le salut des âmes dans ce monde, dans cette vie. oui chacun/e sa mission. mais oublier que la sainte eucharistie n’est que du pain d’ange pour pecheurs affamés est un leurre certe brillantissime! on ne prend pas les enfants de dieu pour des canards egarés et sauvages aussi! la cour celeste est bien présente autour de l’autel. oui, Doux Jésus est bien réssucité et il est aussi doux, meme si il y a des fumées autour nauseabondes, toujours présent en son corp divin sur l’autel! Par l’archange saint Michel, soyez bénis et allez en paix, par Jésus, Marie et Joseph! Amen……petite isabelle (svp, je vous prie de pardonner mes fautes d orthographe. merci.)

    • Merci Isabelle de ce témoignage. Effectivement, la sacrement eucharistique est le sommet de tous les sacrements et la sainte Messe est centrale dans la foi catholique. D’ailleurs, certains prélats analysent la crise de la foi en Europe occidentale comme étant la conséquence d’une « crise eucharistique » et notamment le fait que la majorité des catholiques d’Europe de l’Ouest et en France, ne communient plus à genoux dans la bouche comme l’Eglise demande de le faire, et comme le concile de Vatican II lui-même demande encore de le faire. Oui, Notre Seigneur est réellement présent dans la Sainte Eucharistie, et la sainte Messe est le sacrifice réel, non sanglant et actuel du Christ à l’autel. Le Seigneur opère parfois pour conforter notre foi des miracles eucharistiques en transformant notamment la Sainte Communion en un morceau de tissu cardiaque qui palpite, ou bien en un soleil de lumière. Prendre toujours plus conscience de la centralité de l’Eucharistie, est le chemin le plus direct pour marcher vers Jésus. Et il est important de demander des intentions de messe, voire des neuvaines ou trentains de messes, pour les âmes du purgatoire ou pour des personnes vivantes dans les épreuves. Les effets sont miraculeux ! Que le Seigneur vous garde dans son Sacré-Cœur ! :-)

    • Bonjour,
      Il y a plus précisément de nombreux témoignages de guérisons en ce lieu. Pour qu’une guérison soit reconnue miraculeuse, il faut qu’une commission médicale se prononce et constate que la guérison est stable, complète, durable dans le temps et qu’elle n’est pas explicable par la médecine ni par une évolution naturelle positive (car il y a des maladies qui régressent seules naturellement). Pour l’instant, les guérisons à Saint Nicolas-des-champs sont au stade du témoignage et des dossiers ont été présentés mais non encore officiellement validés. Ce qui en soi ne change rien pour la personne qui a eu la grâce d’être guérie.
      Mais, lorsque le Christ agit avec puissance, l’Adversaire se tient à l’affût, et s’il n’est pas chassé selon les prières du rituel, il a une certaine liberté d’action. Les prêtres qui officient à saint Nicolas des champs se doivent d’être rigoureux concernant le combat spirituel et on peut remarquer qu’ils ne disent pas suffisamment les prières de protection et de ligature de l’Adversaire au début, pendant et à la fin des offices de guérison. En disant systématiquement ces prières, ils ouvriraient la porte à une action parfaite du Christ en chacun des fidèles qui participe à ces temps de prières, et les miracles seraient encore plus nombreux. Car le Christ agit vraiment et puissamment dans cette paroisse parisienne.
      Présider des prières de guérison demande de l’humilité mais aussi de la rigueur d’un point de vue du rituel, de la liturgie et de la théologie. Par exemple, le Père Tardiff était rigoureux dans le combat spirituel. JR Eglin